Alstom : "Le protectionnisme français n'est pas la solution"

François Lenglet est sur le plateau du 20h pour réagir à la solution protectionniste proposée par François Hollande pour sauver Alstom. 

France 2

Dans le dossier Alstom, le protectionnisme peut-il être la solution ? "Ici, le protectionnisme national n'est pas la solution", plante François Lenglet, sur le plateau du 20h. Il poursuit : "Imaginons que l'État français impose à la SNCF d'acheter français. Immanquablement, tous les autres pays européens feraient la même chose et alors, le groupe Alstom se retrouverait exclu du marché allemand et espagnol".

La solution : un protectionnisme européen

Or, selon le journaliste, "mieux vaut avoir une petite partie du marché européen qu'avoir la totalité du petit marché français et être confiné". En clair, "s'il faut récuser le patriotisme national, ce n'est pas par idéologie, mais par intérêt", poursuit-il.
Quid d'un protectionnisme européen alors ? "Oui, c'est une idée à développer. Quand on voit les États-Unis, la Chine ou l'Inde, ils protègent leur marché, parfois même de façon déloyale. Il n'y a aucune raison de se laisser faire", ajoute le journaliste.

 

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Le constructeur ferroviaire Alstom prévoit une fermeture du site de Belfort d'ici à 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)