Stages, tarifs du gaz, étiquette-énergie… Ce qui change au 1er mars

Franceinfo vous propose un tour d'horizon des principales mesures qui entrent en vigueur en ce début de mois de mars.

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La validité des titres-restaurant 2020 devait expirer fin février mais elle a été prolongée jusqu'au mois d'août. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

A chaque mois son lot de nouveautés. La crise sanitaire, notamment, est accompagnée par une prolongation de la validité des titres-restaurant et des règles d'indemnisation du chômage partiel. Des milliers d'offres de stage vont également être publiées sur une plateforme dédiée et de nouvelles étiquettes vont orner les appareils électroménagers pour indiquer leur consommation d'énergie. Voici ce qui change, et ce qui est prolongé, au lundi 1er mars.

La validité des titres-restaurant prolongée

La validité des titres-restaurant 2020 est prolongée jusqu'au 31 août 2021, alors qu'ils devaient normalement être inutilisables à partir du 1er mars. Cette mesure a été prise il y a quelques semaines par décret, afin notamment "de redonner 700 millions d'euros de pouvoir d'achat aux restaurateurs", selon les mots du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Ces titres peuvent être utilisés pour les repas à emporter ou les livraisons, et leur utilisation est plafonnée à 38 euros par jour. Les dimanches et jours fériés, ils sont utilisables uniquement dans les restaurants, et non dans la grande distribution.

Les conditions d'indemnisation du chômage partiel prorogées

Rien ne bouge. Mi-février, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, avait annoncé la prolongation des conditions d'indemnisation du chômage partiel pour le mois de mars. Les salariés en activité partielle continueront donc de bénéficier de 84% de leur rémunération nette. Les entreprises appartenant aux "secteurs les plus touchés par la crise" continueront de bénéficier d'une prise en charge de cette activité partielle par l'Etat à 100%, précise le site du ministère : tourisme, culture, transport, sport, événementiel et activités en dépendant. Dans les autres secteurs, le reste à charge pour les entreprises restera de 15% en mars.

Les tarifs du gaz en hausse

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont augmenter de 5,7% en moyenne au 1er mars. Dans le détail, "cette augmentation est de 1,5% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 3,4% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 5,9% pour les foyers qui se chauffent au gaz", a détaillé la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Selon le régulateur, cette hausse des tarifs s'explique par une augmentation des "prix sur les marchés", "soutenus cet hiver par une forte demande mondiale (…) en raison de la vague de froid sur le continent asiatique"Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés ont baissé en tout de 9,2%, et leur niveau reste inférieur à celui de 2015, souligne la CRE.

De nouvelles étiquettes-énergie pour l'électroménager

Une nouvelle version de l'étiquette-énergie européenne, allant désormais des classes A à G, fera son apparition à partir de mars sur les appareils électroménagers. L'objectif est de mieux guider les consommateurs vers les produits économes. Quatre catégories d'équipements sont concernées : les réfrigérateurs/congélateurs/caves à vin, les lave-linge, les lave-vaisselle et les téléviseurs/écrans. Pour les ampoules, la nouvelle étiquette apparaîtra en septembre.

Une nouvelle étiquette-énergie apparaît pour plusieurs catégories d'appareils. (ADEME)

Les notes de A à G remplaceront les actuels affichages qui allaient de A+++ à D. Depuis la création de l'étiquette par l'UE en 1995, de multiples modifications de classes ont eu lieu pour s'adapter à l'amélioration de la performance des produits, et ces changements, notamment l'ajout des classes A+ à A+++, l'ont rendue moins claire, explique l'Agence de la transition écologique (Ademe), qui livre davantage de détails sur son site (en PDF).

Une plateforme proposant 30 000 stages

Quelque 30 000 propositions de stage sont mises le 1er mars sur la plateforme gouvernementale 1jeune1solution. Le gouvernement a annoncé que les stages pourraient se dérouler à 100% en télétravail, avec des dates décalées, plus larges, et aussi dans une branche voisine de celle dans laquelle le stage devait être effectué à l'origine. Lancée l'été dernier pour que les moins de 26 ans puissent accéder, d'une manière ou d'une autre, au marché du travail, la plateforme propose déjà 100 000 offres d'emploi, selon le gouvernement.

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