EDF contraint de contenir la facture d’électricité : "Le consommateur français va être le plus protégé d’Europe", salue la CLCV

"En ces périodes chahutées, il vaut mieux être sur ce tarif réglementé et distribué par EDF. On s’est battu pour qu’il continue à exister. Il y a beaucoup de consommateurs européens qui nous envient", assure le délégué général de l’association Consommation logement, cadre de vie.

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Radio France
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EDF (illustration). (ALAIN JOCARD / AFP)

"C’est une très bonne nouvelle, le consommateur français va être le plus protégé d’Europe", estime François Carlier, délégué général de l’association Consommation logement, cadre de vie (CLCV), alors que le gouvernement s'apprête à contraindre EDF à vendre davantage d'électricité à bas prix à ses concurrents, afin de tenir sa promesse de limiter la hausse de la facture d'électricité des Français à 4 % en 2022, malgré la flambée des cours. "Dans les pays où il n’y a pas de tarif réglementé, la hausse sera de 20 % à 30 %."

Cette mesure coûtera entre 7,7 milliards et 8,4 milliards d'euros à EDF, selon Bruno Le Maire. "Ça ne va quasiment rien couter à l’État", rétorque François Carlier. "Cette taxe que le gouvernement baisse, c’est une taxe qui sert à financer les énergies renouvelables, quand elles ne sont pas compétitives. Or, avec la flambée du prix du marché de gros, elles sont très compétitives et donc, il n'y a pas besoin de dédommager EDF sur leurs achats d'énergies renouvelables."

"Ces huit milliards auxquels l'État renonce, c'est de l'argent qu'il dépense habituellement et qu'il ne va pas dépenser. Donc c'est une opération qui est assez peu coûteuse pour l'État."

François Carlier, délégué général de la CLCV

à franceinfo

L’association de consommateurs encourage les Français à revenir au tarif réglementé de vente, "car il y a une vraie garantie de protection", assure le délégué général. "En ces périodes chahutées, il vaut mieux être sur ce tarif réglementé et distribué par EDF. On s’est battu pour qu’il continue à exister. Il y a beaucoup de consommateurs européens qui nous envient." François Carlier dénonce aussi un "système d’ouverture à la concurrence à bout de souffle", où l’on "augmente le prix pour que la concurrence continue à survivre, car elle a des surcoûts par rapport à EDF".

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