Rupture collective : entreprises et syndicats entament un bras de fer

Faut-il avoir peur de la rupture conventionnelle collective ? Ce nouveau dispositif est autorisé depuis les ordonnances sur la réforme du Code du travail. L'enseigne de prêt-à-porter Pimkie souhaite en profiter pour supprimer près de 200 postes.

FRANCE 2

Les 1 900 salariés français de Pimkie retiennent leur souffle. La direction leur annoncera ce lundi 8 janvier après-midi son projet de réduction d'emploi. 200 postes sont menacés, selon les syndicats. Pour tailler dans ses effectifs, l'enseigne compte utiliser une rupture conventionnelle collective, une nouvelle disposition prévue par les ordonnances Travail, et que les syndicats dénoncent.

Pas besoin de justifier des difficultés économiques

La rupture conventionnelle collective est à l'initiative de l'employeur. Elle ne s'applique qu'aux salariés volontaires pour partir, et surtout, contrairement aux plans sociaux ou de départs volontaires, l'entreprise n'a pas besoin d'invoquer des difficultés économiques. Elle peut donc supprimer des postes même si tout va bien. Une flexibilité qui va de pair, selon la ministre du Travail, avec de la sécurité pour les employés. Pour être valide, la rupture conventionnelle collective doit être approuvée par l'administration, c'est-à-dire le ministère du Travail, et par les syndicats de l'entreprise. Mais pour le patron de la CGT, ce n'est pas une garantie suffisante, car selon lui, le patronat a les moyens de faire pression. Après Pimkie cet après-midi, demain c'est PSA, Peugeot-Citroën, qui devrait annoncer à son tour une réduction d'effectif via la rupture conventionnelle collective.

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