Télécoms : Nokia va supprimer 1 233 postes en France

Nokia a annoncé à ses filiales françaises que plus d'un tiers des emplois allaient être supprimés. Les salariés ne comprennent pas alors que les résultats sont très bons.

France 2

Sur le site de Nozay (Essonne), les salariés de Nokia ne s'attendaient pas à une telle annonce. 831 postes supprimés, contre plus de 400 dans les Côtes d'Armor. Un coup de massue pour les collaborateurs français du groupe. "Il y a une collègue sur quatre qu'on croise qui est potentiellement licenciable, c'est énorme", explique un directeur de recherche et développement du groupe. Ce plan social est le quatrième en quatre ans. Tout commence en 2016. Nokia rachète Alcatel Lucent pour développer la 5G. L'entreprise s'engage auprès du ministre de l'Economie d'alors, Emmanuel Macron, de ne pas licencier jusqu'en 2020. Une date qui arrive à terme.

Le gouvernement intervient

L'entreprise affirme devoir réduire ses coûts face à la concurrence. Le gouvernement demande au groupe de revoir son plan. Les syndicats, eux, crient à la trahison. "On est assourdi, c'est le tiers de nos effectifs opérationnels. Donc c'est énorme, pour nous c'est la fin de la société en France qui se profile, la fin des recherches en télécom en France", déplore Claude Josserand, CGT Nokia. D'autant que le groupe a enregistré de bons résultats pendant le confinement et la productivité des salariés a augmenté de 15 %. Le ministère de l'Economie pourrait tenter de limiter les conséquences sur l'emploi.

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Le site Nokia à Nozay (Essonne).
Le site Nokia à Nozay (Essonne). (THOMAS SAMSON / AFP)