Présidentielle : l'indécision des salariés de l'usine Toyota d'Onnaing pour le second tour

Entre 2002 et 2017, les choses ont beaucoup changé, concernant le vote ouvrier notamment. France 3 est allée près de Valenciennes (Nord) à la rencontre d'ouvriers de l'usine Toyota parfois tentés par le vote Front national. 

FRANCE 3

À Onnaing (Nord), au moment du changement d'équipe de l'usine Toyota ce mardi 25 avril au matin, peu d'ouvriers osent dévoiler leur choix du premier tour. Contrairement à certaines idées reçues, parler de son vote reste donc un tabou pour la majorité des ouvriers rencontrés. Un jardin secret qui laisse malgré tout entrevoir parfois des affinités. "Il y en a qui penchent plutôt vers le Front national, mais il savent pas ce que c'est de voter un extrême", confie une employée de Toyota.

"Les salariés tournent un peu le dos à la politique"

Évoquer sa sensibilité politique aux abords de son lieu de travail reste donc compliqué. Néanmoins, c’est à l'intérieur de l'usine que les lanques semblent se délier avec un ras-le-bol général. "Que ce soit Front national ou Macron ou d'autres, aujourd'hui on sent les salariés un peu tourner le dos à la politique parce qu'ils ont pas vraiment de réponses à leurs questions", explique Thomas Mercier, délégué syndical CFDT Toyota. À deux semaines du second tour, une majorité d'ouvriers rencontrés ce matin hésitaient encore entre les deux candidats, mais aussi pour certains avec le fait de ne pas aller voter le 7 mai prochain.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une chaîne de montage de Prius, dans l\'usine de Tsutsumi, l\'un des principaux sites de production de Toyota au Japon, en décembre 2014.
Une chaîne de montage de Prius, dans l'usine de Tsutsumi, l'un des principaux sites de production de Toyota au Japon, en décembre 2014. (KAZUHIRO NOGI / AFP)