Ford : l'usine de Blanquefort sacrifiée

Le groupe Ford a décidé de ne pas donner suite au projet de reprise de l'usine de Blanquefort (Gironde).

France 3

Coup de massue pour les salariés de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde). La firme américaine vient de refuser l'offre de reprise de l'équipementier belge Punch. Sans repreneur, l'usine de boîtes de vitesse qui emploie 850 personnes va devoir fermer. "J'ai passé 34 ans dans la boutique. Quand on apprend qu'on est jeté comme de la m****, parce qu'il n'y a pas d'autres mots. Pourtant, je respectais ce logo, mais je ne le respecte plus", confie au micro de France 3 un salarié.

Bruno Le Maire indigné

Ford a justifié sa décision. Le groupe américain ne croit pas en la solution proposée, qui serait contraire aux intérêts des salariés. Le ministre de l'Économie, très investi dans le dossier, a exprimé son indignation jeudi 13 décembre au Sénat. "Je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des plus de 800 salariés du site du Blanquefort. Parce qu'ils avaient accepté de réduire leurs salaires, de réduire leurs RTT, de faire des efforts considérables pour garantir la reprise", a déclaré Bruno Le Maire. Le site pourrait fermer dès la fin du mois d'août 2019. C'était la dernière usine Ford en France.

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L\'usine Ford Aquitaine à Blanquefort (Gironde), le 27 février 2018.
L'usine Ford Aquitaine à Blanquefort (Gironde), le 27 février 2018. (NICOLAS TUCAT / AFP)