VIDEO. Déception de Florange

ArcelorMittal a promis d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans après un compromis avec le gouvernement, les habitants de Florange s'avouent cependant inquiets pour le devenir des salariés de l'acierie.

France 2 - Aurélie Mérot et Raphaël Doumergue

FLORANGE - Les habitants de Florange s'avouent inquiets pour le devenir des salariés d'ArcelorMittal, samedi 1er décembre, au lendemain des annonces du Premier ministre. Le géant de l'acier a certes promis d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans après un compromis avec l'exécutif mais la promesse ne rassure personne dans la commune mosellane.

Sur le marché de la ville, commerçants et clients se disent solidaires des ouvriers. A quelques kilomètres de là, une vierge blanche dressée à flanc de colline domine les hauts fourneaux implantés sur la commune de Hayange. Et autour de la statue immaculée, trois lettres rouges: SOS.

Edouard Martin, responsable CFDT d'ArcelorMittal à Florange, accuse le gouvernement d'avoir "menti tout au long" des discussions sur l'avenir de Florange, ajoutant qu'aux salariés il avait "fait croire que la nationalisation était acquise". La réaction du maire PS de Florange Philippe Tarillon fait écho à celle des syndicats. Il se dit "sceptique", même s'il a qualifié l'accord "d'acceptable dans son principe".

Les lettres SOS devant la statue de la Vierge dressée à flanc de colline et qui domine les hauts fourneaux implantés sur la commune de Hayange (Moselle), le 30 novembre 2012.
Les lettres SOS devant la statue de la Vierge dressée à flanc de colline et qui domine les hauts fourneaux implantés sur la commune de Hayange (Moselle), le 30 novembre 2012. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)