Emplois : reprise amère pour Mim

Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) s'est prononcé en faveur d'un plan de rachat de partiel de l'enseigne de textile Mim. Sur les 1 000 CDI, 800 seraient menacés.

France 3

8h30, l'heure d'aller à l'école avant de rejoindre le travail, à Thiais (Val-de-Marne). Isabelle Vilela et Michaël Gharbi savent déjà que cette journée du mardi 28 mars ne sera pas comme les autres. Dans quelques heures, la justice décidera du sort de leur entreprise. A eux deux, ils cumulent 32 ans d'ancienneté chez Mim et six mois d'une attente insupportable. A 13 heures, solidaires, une centaine de salariés s'est rassemblée devant le siège du groupe. Une heure et demie d'attente et c'est Isabelle qui apprend la nouvelle.

800 emplois pourraient être détruits

Le tribunal a retenu une offre de reprise partielle. 800 emplois pourraient être détruits. Tous le craignaient, mais gardaient espoir. Avec cette reprise, c'est la marque Mim qui disparaît. Sur plus de 200 boutiques, 71 seulement seraient conservées, mais sous d'autres enseignes. Isabelle Vilela et Michaël Gharbi doivent maintenant penser à l'avenir, mais c'est presque impossible. Dans quelques semaines, tous les deux, comme des centaines d'autres, devraient recevoir leur lettre de licenciement.

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Des salariés  de l\'enseigne Mim manifestent devant le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 28 mars 2017.
Des salariés  de l'enseigne Mim manifestent devant le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 28 mars 2017. (FRANCE 3 PARIS ILE-DE-FRANCE)