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Castorama reconnaît la "maladresse" d'avoir demandé à de futurs licenciés de former leur successeurs en Pologne et fait machine arrière

La direction de Castorama évoque jeudi une "maladresse de formulation" et retire sa demande à de futurs salariés français licenciés de former leurs successeurs polonais.

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Radio France
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Le magasin Castorama de Créteil (Essonne), le 6 octobre 2013. (AFP)

La direction de Castorama fait son mea culpa et fait machine arrière, après les révélations de franceinfo jeudi 1er mars, concernant la formation par des salariés français licenciés des nouveaux employés polonais destinés à les remplacer. 

Le porte-parole de Kingfisher, la maison-mère de Castorama et Brico Dépôt, met en avant une "maladresse de formulation." Les nouveaux employés polonais devront bien être formés aux spécificités comptables françaises mais aucun des salariés concernés par un licenciement ne sera chargé d'assurer ces formations, a appris franceinfo.

450 emplois supprimés

Mercredi, le groupe britannique Kingfisher avait annoncé la délocalisation en Pologne de la partie comptable de son activité et la suppression de 450 emplois administratifs en France. Il avait également demandé à ses employés français de former les salariés polonais, censés les remplacer.

La délocalisation n'avait pas été une surprise. Kingfisher avait annoncé en novembre 2017 le regroupement de certaines activités en Pologne. En revanche, celle de la demande de formation était une nouveauté qui passe mal auprès des salariés. La démarche "est assez cynique" a réagi Jean-Paul Gathier, délégué FO. C'est d'autant plus grave que, d'après lui, la direction a insisté sur ce point auprès des salariés. "On leur a dit qu'on comptait sur elles et sur eux pour être professionnels jusqu'au bout", a déclaré le syndicaliste.

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