Carrefour : deux syndicats majoritaires signent le projet de rupture conventionnelle collective qui prévoit 3 000 départs volontaires

Les syndicats expliquent avoir reçu des garanties supplémentaires après le dernier plan de départs.

Une enseigne Carrefour à Montigny-les-Cormeilles, en mars 2019. (illustration)
Une enseigne Carrefour à Montigny-les-Cormeilles, en mars 2019. (illustration) (STÉPHANIE BERLU / FRANCE-INFO)

Le projet de rupture conventionnelle collective, prévoyant 3 000 départs volontaires chez Carrefour, a été signé par deux syndicats du groupe, FO et la CFE-CGC, a appris franceinfo mardi 14 mai.

Les deux syndicats, représentants plus de la moitié du personnel, disent avoir obtenu des garanties supplémentaires par rapport à ce qui était prévu lors du dernier plan de départs. Il n'y aura aucun départ contraint jusqu'à la fin 2020. Une amélioration des congés de fin de carrière et des conditions de travail pour ceux qui restent ont été actés. Les salariés volontaires auront jusqu'à la fin de l'année pour se manifester auprès de l'entreprise.

1 231 suppressions de postes

Le texte prévoit 1 231 suppressions de postes. Elles auront lieu aux caisses des stations-services, qui seront automatisées, aux rayons bijouterie, qui ferment, ainsi qu'aux rayons électroménager, hifi, photo, qui passent en libre-service. Des postes d'encadrement et des fonctions administratives seront également supprimés.

Les 1 769 postes restant à supprimer se feront grâce aux fins de carrière, ainsi que par des réductions d'effectifs dans 46 hypermarchés, où les départs pourront être remplacés.

Le projet devait avoir l'aval des syndicats représentant au moins 50% du personnel. FO et la CFE-CGC représentant plus de la moitié du personnel, l'accord peut donc être validé.