Blanquefort : que vont devenir les 870 salariés de l'usine ?

Depuis que Ford a décidé de sacrifier l'usine de Blanquefort (Gironde), le gouvernement veut montrer qu'il n'abandonne pas les salariés. Des mesures d'accompagnement doivent se mettre en place.

France 3

À partir de mardi 5 mars, les dirigeants de Ford devraient enclencher le processus de fermeture de l'usine de Blanquefort (Gironde) et sceller l'avenir des 870 salariés. 320 devraient partir en pré-retraite, 20 bénéficieront d'un reclassement et 530 seront licenciés. Selon certaines estimations, ce plan social devrait coûter 165 millions d'euros à Ford qui finance les conditions de départ.

Des avis partagés

À l'entrée de l'usine, les salariés sont partagés. "Moi j'ai 20 ans de boîte et je pars avec 43 000 euros, vous croyez que c'est normal vous ?", s'indigne un salarié au micro de France 3. Pour le délégué CGT, au-delà des indemnités, le problème est de retrouver du travail. "Quand on a dans les 50 ans, on sait très bien que derrière, du boulot, il y a peu de chance qu'on en ait. Et si jamais on en trouve, c'est pas forcément CDI et ce ne sera pas forcément avec des salaires équivalents", regrette Philippe Poutou.

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Devant l\'usine de Blanquefort, le 18 février 2019.
Devant l'usine de Blanquefort, le 18 février 2019. (GEORGES GOBET / AFP)