Automobile : l'arrêt des fonderies est "malheureusement le sens de l'histoire", assure Luca de Meo, directeur général de Renault

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Radio France

Le directeur général de Renault Luca de Meo a partagé sa non surprise ce mardi sur France Inter après la liquidation la semaine dernière de la fonderie automobile de MBF de Saint-Claude (Jura).

"On ne pourra jamais penser dans le futur d'avoir un métier toute la vie, donc il faudra avoir la capacité de se transformer", a soutenu Luca de Meo sur France Inter. Le directeur général de Renault était invité à s'exprimer après la liquidation de la fonderie automobile MBF de Saint-Claude (Jura) qui a entraîné la suppression de près de 300 emplois, selon l'intersyndicale de l'usine.

"Dans notre stratégie, il y a les budgets et l'argent pour transformer les compétences de 10 000 personnes", a expliqué Luca de Meo. Selon lui, "c'est ça, l'enjeu" et "c'est un peu notre responsabilité [celle de Renault] et celle des autorités que de trouver des solutions". "On ne peut pas d'un côté souhaiter arrêter les voitures à combustion dans 10 ans et de l'autre côté, se plaindre qu'il y ait certaines conséquences sur le système", a déclaré le patron du constructeur automobile.

Interrogé sur les conséquences du passage à la voiture électrique, Luca de Meo reconnaît qu'"il y aura un coût social". Toutefois, il fait valoir que les "nouvelles technologies" suscitent "des grandes, très grandes opportunités qu'il faut saisir". "Nos estimations nous disent que la partie 'traditionnelle' de la chaîne de la valeur dans les dix prochaines années va baisser en terme de taille de 25%. Mais la nouvelle chaîne de valeur, le software [logiciel], les plateformes de mobilité, ça va se multiplier par neuf. Donc, c'est là qu'il faut essayer de mettre notre attention et notre argent pour saisir des opportunités", a conclut le directeur général de Renault.

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