Vidocq, un personnage qui ne cesse de fasciner

Tour à tour petit voleur, roi de l'évasion, indic et chef de la sécurité de Paris, la vie de Vidocq inspire un nouveau film, "l'Empereur de Paris", avec Vincent Cassel.

France 2

Avant Vincent Cassel dans l'Empereur de Paris, qui sort le 19 décembre, le chapeau de Vidocq avait coiffé Claude Brasseur dans le célèbre feuilleton Le Chapeau de Vidocq, ou encore Bernard Noël. Et avant le cinéma, c'est dans la presse que l'on dévorait les aventures rocambolesques de l'ancien voleur devenu policier. Napoléon lui-même connaît bien le pedigree de son nouveau chef de la sûreté et pour cause, c'est une star du milieu que la police a recruté. Mais une star malgré elle.

Un traître pour la pègre

Car, au départ, ce fils de boulanger n'est qu'un voyou, flambeur et bagarreur qui alterne vols en tout genre et condamnations en prison. Il n'a que 20 ans quand sa vie bascule. "Il fait un faux document pour libérer un prisonnier ", explique Xavier Mauduit, auteur de Vidocq - 1775-1857, une vie épique. Vidocq écope de huit ans de bagne. Il y côtoie les plus grands criminels, subit la faim, la violence, la crasse. Alors après une vingtième évasion, désireux d'échapper à la clandestinité, il offre ses services à la police, d'abord comme indic. Il infiltre le milieu, souvent déguisé, il parle l'argot, arpente les bas-fonds dont il connaît les codes.

Bientôt à la tête d'une brigade de dix hommes, il fera arrêter 14 000 personnes en dix ans. Pour la pègre, c'est un traître. Une exposition met en lumière, à la préfecture de police de Paris, le destin exceptionnel du bagnard repenti jusqu'au 23 décembre. 

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