Vidéo Des souvenirs d'enfance aux odeurs du marché, Mory Sacko raconte toute l'histoire derrière son poulet yassa

Publié
Durée de la vidéo : 4 min.
De Dragon Ball Z aux odeurs des épices sur les marchés au Mali, ce plat, c'est l'histoire de sa vie. Le chef Mory Sacko raconte son poulet yassa.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

De Dragon Ball Z aux odeurs des épices sur les marchés au Mali, ce plat, c'est l'histoire de sa vie. Le chef Mory Sacko raconte son poulet yassa.

Lorsqu'il était enfant, la cuisine n'était pas dans le viseur de Mory Sacko. "Je préférais tranquillement rester devant la télé à regarder des mangas", confie-t-il. "Mais bon, après on se dit : "Quel est le lien entre un manga et la cuisine ?". Pour moi, c'est assez évident, c'est qu'ils mangent tout le temps dans les mangas", ajoute-t-il. C'est finalement par hasard qu'il arrive dans ce vaste monde de la cuisine. À l'issue de sa troisième au collège, lors de l'un de ces rendez-vous avec une conseillère d'orientation, Mory jette son dévolu sur la cuisine. "Mes premiers pas à l'école hôtelière, c'était hyper marrant parce que jusqu'ici, je ne connaissais que la cuisine que je mangeais à la maison, la cuisine d'Afrique de l'Ouest", se souvient Mory.

"Les souvenirs que j'ai, c'est surtout les odeurs"

Dans le poulet yassa de Mory Sacko, on retrouve également des oignons, du riz et du citron. Mais pour lui, ce plat est bien plus qu'une liste d'ingrédients. C'est aussi un agrégat de souvenirs, principalement liés à son enfance. "Quand ma mère faisait du poulet yassa, j'étais comme un ouf, j'étais vraiment super content et la deuxième question que je lui disais, c'est : qu'est-ce qu'elle va demander ? Parce que souvent, c'était pour m'amadouer, c'était pour faire passer quelque chose donc, en même temps, j'étais trop content et je le mangeais avec plaisir et jusqu'à plus en pouvoir et après, je savais que j'allais avoir quelque chose derrière", raconte-t-il.

Aussi, dans sa recette, Mory ajoute de la baie de selim : "C'est peut-être un de mes rares souvenirs d'enfance de l'Afrique ou du Mali", dit-il. Enfin, au-delà de ses souvenirs d'enfance, Mory Sacko est fier de lever le voile sur la cuisine africaine : "C'est une cuisine qui gagne à être reconnue et c'est une cuisine qui est sous représentée", estime-t-il. Mory insiste notamment sur la propension à confondre "l'épicé" et le "pimenté". "Une cuisine épicée n'est pas une cuisine pimentée donc, ces clichés, ils sont en train d'être changés et on est en train d'avoir une vision de la cuisine africaine qui peut être aussi bonne qu'elle l'est tout en étant saine", conclut-il.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Restauration, hôtellerie, sports, loisirs

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.