Renforcement des restrictions sanitaires à Marseille : "On ignore complètement les collectivités territoriales", s'indigne Samia Ghali, adjointe à la maire

L'élue marseillaise affirme que la fermeture des bars et des restaurants dans la métropole d'Aix-Marseille a été décidée parce que, contrairement à Paris, "l'hôpital n'est plus en capacité de faire face".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Samia Ghali, adjointe à la mairie de Marseille, le 8 septembre 2020. (VALERIE VREL / MAXPPP)

Samia Ghali, la deuxième adjointe à la mairie de Marseille se dit, mercredi 23 septembre sur franceinfo "très, très en colère" au sujet de la fermeture prochaine des bars et restaurants dans l'agglomération d'Aix-Marseille, annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran. "Il n'y a eu aucune concertation", dénonce l'élue de gauche. Elle évoque une "décision unilatérale menée de Paris", pour "cacher" les insuffisances des hôpitaux marseillais.

Selon Samia Ghali, on "ignore complètement les collectivités territoriales". "Ce n'est pas entendable, parce que ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à bout de cette situation et qu'on arrivera à sortir de ce chaos économique dans lequel l'Etat est en train de nous plonger."

Des mesures pour "cacher la misère" des hôpitaux

Interrogée sur l'urgence des mesures et la situation sanitaire dans son territoire, l'adjointe à la maire de Marseille répond que "si la situation est grave, dans ce cas-là, il faut mettre effectivement des mesures comme cela a été fait pour le premier acte [de la crise sanitaire, en mars]." Mais Samia Ghali constate "des situations moindres que ce qu'on a pu vivre [aux débuts du confinement]".

"Dès qu'on a un petit problème, l'hôpital n'est plus en capacité de faire face. Et pour cacher cette misère-là, alors on décide d'avoir des restrictions sur Marseille, qu'on n'a pas ailleurs, affirme Samia Ghali. La conseillière municipale fait remarquer que jusqu'aux annonces d'Olivier Véran, Marseille et Paris étaient toutes deux classés en zone rouge. "Pour autant on n'a pas utilisé les mêmes restrictions. Pourquoi ? Parce qu'à Paris, les hôpitaux sont en situation d'absorber ce flux de personnes qui ont d'autres pathologies que le Covid, et ici, ce n'est pas possible. Qu'on dise les choses, qu'on arrête l'hypocrisie."

"Est ce qu'à chaque fois qu'il va y avoir un problème alors à Marseille, d'ordre sanitaire, est-ce-qu'on va arrêter de faire fonctionner la ville parce que l'hôpital ne va pas bien ?", interroge Samia Ghali.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.