Remontées mécaniques fermées  : "On n'a jamais été dans un tel état de désarroi", explique le maire de La Plagne, "les montagnards ont un genou à terre"

Les professionnels de la montagne demandent la réouverture la plus rapidement possible des remontées mécaniques pour que les stations de ski puissent fonctionner. 

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Radio France
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La station de ski de La Plagne en Savoie. (CHRISTOPHE VAN VEEN / FRANCE-BLEU PAYS DE SAVOIE)

Jean-Luc Boch, maire de la Plagne Tarentaise (Savoie), président de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), a affirmé ce samedi sur franceinfo que "tous les montagnards avaient un genou à terre aujourd'hui" et qu’ils n’ont "jamais été dans un tel état de désarroi". Les professionnels de la montagne demandent toujours la réouverture la plus rapidement possible des remontées mécaniques pour que les stations de ski puissent fonctionner. Mais le gouvernement semble rester intraitable au regard de la situation sanitaire. Près de 700 personnes ont manifesté samedi 5 décembre à Chambéry.

franceinfo : Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ?

Jean-Luc Boch : On demande toujours la même chose, qu'on soit écoutés et entendus. On demande qu’on rouvre nos remontées mécaniques avec des protocoles sanitaires adaptés dans chacune de nos stations. On a prouvé que ça pouvait marcher puisque même la cellule de crise parisienne l'a validé. On est le seul territoire à avoir fait ce travail pour mettre en sécurité nos personnels travaillant dans nos stations et nos vacanciers quand ils viendront nous voir. Mais pour le moment, on n’est pas du tout écoutés. On travaille avec le gouvernement, le Premier ministre et de nombreux ministères réunis autour de lui. Pour le moment, cela semble extrêmement difficile puisque tout ce qui est demandé aboutit systématiquement à des demandes de rémunération. Ce n'est pas du tout ce que l'on veut. On souhaite vraiment pouvoir ouvrir et gagner notre argent par rapport à notre travail.

Est-ce qu'une ouverture partielle des remontées mécaniques pour les écoles de ski et pour les professionnels pourrait vous aider ?

En tout cas, c'est ce qui vient d'être proposé par le gouvernement et ça fait suite à notre référé liberté et peut-être qu'on va finir par avoir gain de cause. En tout cas, on avance dans ce sens-là. On espère toujours qu’on pourra encore évoluer, mais c'est tout l'écosystème qui est mis en difficulté. Ce n'est pas simplement une partie de l'économie de montagne. On travaille à l’année en montagne.

Surtout que la neige est au rendez-vous cette année.

Quand on voit que tout est blanc, que tout est magnifique, en plus, des rayons de soleil, on est vraiment consternés. On n'a jamais été dans un tel état de désarroi. Tous les montagnards ont un genou à terre aujourd'hui et on espère que cette évolution attendue sera vraiment quelque chose qui va être pris en compte et le plus rapidement possible.

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