VIDEO. Le projet de loi contre les séparatismes sera présenté "à la rentrée" et visera notamment "l'islam politique" annonce Marlène Schiappa

Invitée sur franceinfo dimanche, Marlène Schiappa a annoncé que le projet de loi contre les séparatismes sera présenté à la rentrée. "Plus que l'islam radical c'est l'islam politique" qui est visé a expliqué la ministre déléguée à la Citoyenneté. 

La ministre déléguée à la citoyenneté Marlène Schiappa, invitée du 8h30 franceinfo dimanche 26 juillet
La ministre déléguée à la citoyenneté Marlène Schiappa, invitée du 8h30 franceinfo dimanche 26 juillet (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le projet de loi contre les séparatismes sera présenté "à la rentrée, en septembre ou en octobre", avec notamment plus de responsabilités pour les maires et des mesures contre l'excision a annoncé Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, sur franceinfo dimanche 26 juillet.

"L'idée c'est vraiment de définir très clairement ce qui a pour projet de s'organiser en marge de la République contre la République et de lui porter atteinte. Plus que l'islam radical c'est l'islam politique" qui est visé a affirmé Marlène Schiappa.

Des mesures pour lutter contre l'excision

"Par exemple, vous avez des groupes en France qui considèrent que exciser des petites filles au titre de coutumes, c'est normal et se fichent que les lois de la République interdisent l'excision. Nous voulons empêcher ces groupes d'agir", a-t-elle expliqué. Selon la ministre, 60 000 femmes excisées vivent en France.

 

Le gouvernement, depuis 2017, a fait fermer près de 300 lieux problématiques, du débit de boisson jusqu'à l'école hors contrat qui prêchait le séparatisme et les attaques contre la République.Marlène Schiappaà franceinfo

"Nous allons continuer, amplifier cela mais il y a aussi des zones grises et ces zones grises nous devons mieux les définir dans la loi et c'est le sens de ce projet de loi contre les séparatismes, pour faire en sorte d'avoir tous les outils, tous les instruments" a expliqué Marlène Schiappa qui assure dans ces domaines, qu'il "y a différentes responsabilités qui doivent pouvoir être données et notamment aux maires".

L'État en soutien aux maires

La ministre déléguée à la Citoyenneté estime en ce sens que "nous devons aussi travailler main dans la main avec le maire, comme nous l'avons fait pendant la période de confinement. Ce couple maire-préfet a très bien fonctionné et je crois que nous devons renforcer ce travail de partenariat, en soutien à des maires parfois démunis face à ces actions."