Seine-Saint-Denis : fin de garde à vue pour les quatre policiers de la CSI 93

Des policiers de la compagnie de sécurité intérieure de Seine-Saint-Denis sont soupçonnés d'avoir monté de fausses procédures et d'avoir extorqué d'importantes sommes d'argent.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Deux policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93), en juillet 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les gardes à vue des quatre policiers de la compagnie de sécurité intérieure de Seine-Saint-Denis (CSI 93) ont été levées mardi 22 septembre, a appris ce mercredi franceinfo auprès du parquet de Bobigny, confirmant une information de l'AFP. Ces gardes à vue avaient débuté mardi matin. Les policiers ont été entendus par l'Inspection générale de la police (IGPN) dans le cadre d'une enquête pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" et "faux en écriture publique".

Soupçons de fausses procédures et extorsion d'argent

On ignore pour l'instant les éventuelles suites de cette affaire. "La procédure va être clôturée et transmise au parquet pour étude", indique le parquet de Bobigny. En tout une quinzaine d'enquêtes sont ouvertes concernant des membres de la CSI 93, une compagnie qui a récemment été dissoute par la préfecture de police de Paris. Certains policiers sont soupçonnés d'avoir monté de fausses procédures et d'avoir extorqué d'importantes sommes d'argent.

En juillet dernier, six policiers de cette même compagnie avaient déjà été placés en garde à vue. Quatre d'entre eux ont été mis en examen, notamment pour "faux et usage de faux en écriture" et "atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l'autorité publique" et placés sous contrôle judiciaire à l'issue de leur présentation devant le juge, avait alors indiqué le parquet de Bobigny. Trois d'entre eux ont également été mis en examen pour "violences en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.