Rue d'Aubagne : ces Marseillais qui ont tout perdu

Après le drame de la rue d'Aubagne, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 novembre 2018, les pouvoirs publics ont fait évacuer de nombreux immeubles. Quelque 3 500 personnes ont été délogées. C'est le cas de Maël et Émilie, propriétaires d'un appartement détruit par sécurité.

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De leur ancien immeuble, il ne reste que les deux premiers étages. L'appartement que Maël et Émilie avaient rénové, au 5e, a disparu. Le 5 novembre 2018, ils sont au travail quand ils apprennent l'effondrement des immeubles. Quelques jours plus tard, les autorités décident de détruire une partie du bâtiment voisin pour des raisons de sécurité. Maël, Émilie et leur petite fille se retrouvent sans maison. Deux mois et demi après le drame, ils sont relogés gratuitement et temporairement par la ville dans un logement social. Un nouveau foyer pour entamer leur combat : les démarches administratives.

Pas de procès avant plusieurs années

Ils se sentent abandonnés par les institutions. Leur appartement n'existe plus, mais il leur reste dix-huit ans de crédit à rembourser. Cet été, ils ont arraché une première victoire : la suspension de leur prêt, pour deux ans seulement. Pour la suite, Maël et Émilie n'ont aucune certitude. Le procès au pénal, qui définira les responsabilités des effondrements, ne se tiendra pas avant de nombreuses années. Maël et Émilie ont entamé une démarche de médiation avec la mairie. Ils espèrent obtenir une indemnisation pour retrouver leur vie d'avant.

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Une grue évacue, le 6 novembre 2018, les décombres de deux immeubles qui se sont effondrés la veille dans la rue d'Aubagne, dans le centre de Marseille. (EMIN AKYEL / AFP)