Procès de l’infirmière Farida : deux mois de prison avec sursis requis, la décision attendue le 3 mai

La procureure souhaite une "peine d'avertissement" à l'encontre de Farida C. alors que son avocat a demandé une relaxe intégrale. 

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Radio France
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Farida C. au tribunal de Paris, le 22 fevrier 2021. (JEROME LEBLOIS / HANS LUCAS)

Deux mois de prison avec sursis ont été requis contre Farida Cqui comparaissait devant le tribunal de Paris lundi 22 février pour "outrages" et "violences sans incapacité temporaire de travail". Cette infirmière avait été interpellée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de soignants en juin 2020. Le tribunal rendra sa décision le 3 mai prochain.

Le ministère public requiert cette condamnation pour violence (jets de pierre) et outrage (doigt d’honneur). En revanche, la procureure a demandé la relaxe pour les faits de rébellion et d’injures, "pas assez caractérisés" selon elle.

C’est une peine d’avertissement

La procureure

à l'audience

La procureure "ne croit pas" en la capacité de récidive de l’infirmière. "Ce qu’elle a subi, elle a fini par le faire subir aux autres", a déclaré la représentante du ministère public. "Mais cette escalade fait toujours une victime expiatoire. Là, les policiers. C’est cette ligne rouge qu’il appartient à la justice de sanctionner."

L’avocat de Farida C, Arié Alimi, a demandé une relaxe intégrale pour sa cliente. "Quelques bouts de bitume envoyés en l’air ne méritent pas de la prison avec sursis, parce que c’est infamant. Cela mérite une dispense de peine."

A la barre, Farida C. a, quant à elle, déclaré qu'elle ne se "reconnait pas" quand elle entend le mot "violences". "Je ne suis pas quelqu’un de violent. La seule violence que je vis, c’est quand je fuis le regard d’un patient à qui je ne peux pas répondre", a expliqué l'infirmière qui indique par ailleurs que "les fins de mois sont difficiles".

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