Mémoire d'écran : divorce à la française

Divorce pour faute ou par consentement mutuel, le divorce à la française a beaucoup évolué. 

FRANCE 2

Papa, maman, et les enfants sous le même toit, un pour tous et tous pour un, c'est l'image idéalisée de la famille qui tient la corde dans les années 60. Mais derrière ce beau tableau, la télé pose la question qui fâche : le divorce. Il concerne dix mariages sur 100 à cette époque. Alors, pour ou contre le divorce ? Réponse du curé : "Le divorce, le Christ et l'Église ne l'acceptent pas". Celle du médecin : "En règle générale, bien sûr, il faut être formellement contre le divorce". Et, enfin, celle de l'avocat : "Il faut se garder de sanctionner le caprice ou même le coup de tête". Bref, les notables sont contre le divorce, les Français aussi.

1975 : le consentement mutuel

Pauvres divorcés, stigmatisés par la société, et poussés par la justice à se livrer une guerre de tranchées. Le divorce, dans les années 70, est un divorce sanction. Il faut forcément un coupable. Impossible de faire autrement. Pas de divorce par consentement mutuel en droit français à l'époque. Il fallait ainsi parfois user d'une mise en scène devant le tribunal : les époux s'envoyaient par exemple de fausses lettres d'injures, sur le conseil des avocats. Plus les lettres d'injures sont anciennes, plus elles sont convaincantes pour le juge, qui se fie au cachet de la poste. En 1975, pour en finir avec la guerre des divorcés, la France introduit le consentement mutuel.

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