L'anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements reste en liberté sous contrôle judiciaire

Les magistrats de la cour d'appel de Besançon ont pris cette décision mercredi. Frédéric Péchier est libre depuis sa première mise en examen dans cette affaire, prononcée en mars 2017. 

Frédéric Péchier, le 29 mars 2017, au tribunal de Besançon (Doubs). 
Frédéric Péchier, le 29 mars 2017, au tribunal de Besançon (Doubs).  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

L'anesthésiste de Besançon (Doubs) Frédéric Péchier, soupçonné de 24 empoisonnements, reste en liberté sous contrôle judiciaire, ont annoncé son avocat et sa femme, mercredi 12 juin. A l'issue de quatre heures de débats et d'une heure de délibéré, les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon ont de nouveau laissé l'anesthésiste libre, comme il l'est depuis sa première mise en examen dans cette affaire, prononcée en mars 2017.

"Aucune preuve" d'agissements "criminels" 

A sa sortie de l'audience, Lionel Béthune de Moro, l'un des avocats du médecin, a de nouveau soutenu qu'il n'y avait "aucune preuve" que les événements indésirables graves (EIG) survenus lors des interventions chirurgicales incriminées soient "criminels". 

L'avocat a parlé d'une "audience dense" mais d'un "débat assez loyal" entre l'accusation qui réclamait son placement en détention, soutenu par les parties civiles, et les avocats du médecin.

L'anesthésiste est soupçonné d'avoir pollué, entre 2008 et 2017, des poches de perfusion de 24 patients âgés de 4 à 80 ans pour provoquer des arrêts cardiaques, démontrer ses talents de réanimateur et discréditer ses collègues d'une clinique de Besançon avec lesquels il était en conflit.