Information judiciaire contre Costa Croisières : Les passagers ont vécu "un calvaire" selon l’avocat des plaignants

Costa Croisières est notamment accusé de "tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires" après la mort de trois passagers à bord d’un navire en mars 2020 en pleine pandémie.

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Radio France
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Des soignants attendent des passagers de Costa Croisières suspectés d'être positifs au Covid-19, au port de Miami, le 26 mars 2020. (EVA MARIE UZCATEGUI / AFP)

"Aucune information n'a été donnée à l'ensemble des passagers qui ont vécu sincèrement un calvaire", a affirmé l’avocat des plaignants Me Philippe Courtois mardi 23 février sur franceinfo, après l’annonce de l’ouverture d’une information judiciaire contre Costa Croisières. Le croisiériste est accusé de "tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, non-assistance à personne en péril et mise en danger d’autrui" par des passagers après la mort de trois d’entre eux à bord d’un navire ayant été refoulé par plusieurs ports des Caraïbes en mars 2020 à cause des nombreux cas de coronavirus.

Le collectif de plaignants, qui réunit plusieurs centaines de passagers français, accuse le croisiériste de ne pas les avoir informés des soupçons de contaminations à bord et de ne pas avoir mis en place les mesures nécessaires au respect des règles sanitaires.

Des mensonges à la chaîne selon les plaignants

"Ils ont assuré qu'il n'y aurait pas de passagers italiens parce qu'à l'époque, l'Italie était carrément orange voire orange foncé", a expliqué Me Courtois. "Malheureusement, on s'est aperçu à l'arrivée qu’il y avait plus de 200 passagers italiens des villes justement concernées par l'épidémie", a-t-il affirmé.

Et ce n’est que le premier d’une longue liste de manquements de la part de la compagnie, selon l’avocat : "le préfet de Martinique a enjoint le capitaine de ce navire de confiner les passagers dans leur cabine avec un portage de la nourriture. Il n'a aucunement respecté cette consigne", a-t-il ajouté.

Me Courtois a également précisé qu’"aucun contrôle n’a été réalisé à bord contrairement à ce qui a été affirmé".

"La société Costa a fait courir ce risque à 2 300 passagers" selon l’avocat qui a affirmé que "certains ont voulu le remboursement de leur croisière juste avant d'embarquer", en raison de la situation sanitaire mais que "Costa le refusait".

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