Affaire du "Grêlé" : une traque de 35 ans s'achève

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Affaire du Grêlé : une traque de 35 ans s'achève
FRANCE 2
Article rédigé par
A-C. Poignard, V. Gaglione, C. Chabaud, D. De Barros, G. Udron, France 3 Languedoc-Roussillon, P. Dordilly, L. Lavieille - France 2
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L'affaire était ouverte au 36, quai des Orfèvres depuis près de 35 ans. Elle a pris fin jeudi 30 septembre. L'identité du tueur a été découverte : il s'agit d'un ancien policier et gendarme, François Vérove, qui a avoué ses crimes avant de mettre fin à ses jours.

Connu sous un portrait-robot au visage grêlé depuis près de 35 ans, la justice et la France peuvent désormais mettre un visage humain sur celui du tueur et violeur qui a sévi entre les années 1980 et 1990. Il s'agit de François Vérove, un ancien gendarme. Depuis 35 ans, la police était à la recherche de l'individu, sans pouvoir mettre la main dessus. "Un échec personnel de ne pas avoir pu identifier l'auteur des faits" pour Jean-Louis Huesca, ancien inspecteur principal à la brigade criminelle. Retraité depuis dix ans à la Grande-Motte (Gard) après une carrière dans les forces de l'ordre, François Vérove vivait avec sa femme. Un choc pour le voisinage.

Une nouvelle vie dans le sud de la France.

Malgré la cruauté de ses crimes et ses six victimes en région parisienne, François Vérove n'aura pas été inquiété par la police durant de longues années. Le meurtrier s'est même lancé dans une carrière politique, à Prades-le-Lez (Hérault). Pour Jean-Marc Lussert, ancien maire de la commune qui a travaillé avec François Vérove, "c'est déstabilisant". L'homme, qui a mis fin à ses jours après avoir avoué ses crimes dans une lettre laissée à sa femme, a su cacher son lourd passé pendant près de trois décennies.

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