Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle

Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à échapper à un procès dans l'affaire Bygmalion ? Concernant des soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, la cour d'appel de Paris a rejeté ses recours jeudi 25 octobre au matin. Son avocat a annoncé qu'il se pourvoirait en cassation.

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FRANCE 3

L'étau judiciaire se resserre un peu plus encore autour de Nicolas Sarkozy. Jeudi 25 octobre au matin, les juges ont confirmé son renvoi devant le tribunal pour financement illégal de la campagne électorale de 2012. Une décision que son avocat va contester. Bygmalion, c'est l'affaire des coulisses de la campagne de 2012 et des 44 meetings du candidat Nicolas Sarkozy. Des manifestations au coût énorme, bien au-delà des 22,5 millions d'euros du plafond légal. La campagne coûtera presque le double.

L'ex-président a "incontestablement bénéficié de la fraude Bygmalion"

Des prestations illégales, mais qu'il a bien fallu payer. Alors, pour contourner la loi, le prestataire Bygmalion et ses deux fondateurs, Bastien Millot et Guy Alvès, auraient établi de fausses factures. La justice découvre le stratagème en 2014. Peu à peu, une partie des proches de Nicolas Sarkozy est impliquée. Directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux ira même jusqu'à un étonnant acte de contrition en direct à la télévision. Pour les juges, Nicolas Sarkozy a "incontestablement bénéficié de la fraude Bygmalion". S'il est confirmé, le procès ne pourra se tenir avant fin 2019, début 2020. Ce serait alors le deuxième dossier, après l'affaire des écoutes, dans lequel l'ex-président de la République serait renvoyé au tribunal.

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L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, le 19 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)