NFT : Le British Museum met en vente 200 œuvres du peintre japonais Hokusai en format numérique

Le célèbre musée londonien se lance dans les NFT et propose à la vente des centaines d'œuvres numérisées du maître japonais Katsushika Hokusai.

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Radio France
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La célèbre vague du peintre japonais Katsushika Hokuzai photographiée par un visiteur au British Museum à Londres, le 28 septembre 2021. (FACUNDO ARRIZABALAGA / EPA / MAXPPP)

C’est une petite révolution dans le monde de l’art. Le British Museum, un des plus prestigieux musées au monde, propose depuis jeudi 30 septembre la vente de 200 œuvres du peintre japonais Hokusai... en fichiers numériques ! C’est une étape supplémentaire qui vient d’être franchie par les NFT, l'acronyme de non-fungible token, ou "jeton non fongible" en bon français - dont le marché ne cesse de s’envoler ces derniers mois, notamment dans le milieu de l’art. Un NFT constitue un certificat numérique qui atteste que vous possédez bel et bien une capture originale d’une image, d’une vidéo, ou d’un fichier sonore.

Un intérêt financier pour le musée  

Cette vente aux enchères de NFT d’Hokusai coïncide avec l’ouverture au British Museum d’une exposition consacrée au peintre japonais mondialement connu pour sa célèbre vague. Le musée situé à Londres produit cette vente en partenariat avec une plateforme française d’enchères. Il y a au total 200 NFT, classés en 6 catégories : "unique" , pour un NFT diffusé à un exemplaire, jusqu’à "commun" pour des jetons vendus à hauteur de 10 000 exemplaires. Il est possible de les acheter aux enchères sauf pour les NFT dits communs qui sont vendus à prix fixe de 300 à 500 euros selon les œuvres.

Un "NFT pour tous" en quelque sorte selon Jean-Sébastien Beaucamps, fondateur de la plateforme d’enchères La Collection : "On peut comparer cela avec la vente de cartes postales. Un NFT n’est ni plus ni moins qu’une image qu’on va associer avec un certificat d’authenticité. "Le modèle économique est très similaire à ce que les musées font déjà avec les éditeurs de cartes postales ou de lithographies."

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L’intérêt pour les musées est essentiellement financier. Ces structures ont besoin de diversifier leurs ressources, d’autant que la crise sanitaire a fait s’effondrer leur fréquentation. Et l’opération, si elle fonctionne, devrait être pour eux une bonne affaire. "Il y a un pourcentage fixe qui revient aux musées qui s’y retrouvent très largement, explique Jean-Sébastien Beaucamps. 

"Les musées ne vont pas percevoir une commission uniquement lors de la première vente mais également sur toutes les ventes réalisées sur le marché dit secondaire, c’est-à-dire les transactions entre utilisateurs."

Jean-Sébastien Beaucamps

à franceinfo

 

En dehors du British Museum, peu de musées se sont engagés dans cette voie-là pour le moment. La plupart des institutions attendent de voir comment va fonctionner l’opération lancée par les Britanniques. Mais des discussions sont en cours notamment avec un grand musée américain. Par ailleurs, à la fin du mois d’août, le musée russe de l’Ermitage s’est lui aussi lancé dans la vente de NFT pour cinq chefs d’œuvres de sa collection. Des NFT édités chacun à deux exemplaires qui ont permis de récolter près de 380 000 euros.

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