Soldats : comment se reconstruire après des blessures psychologiques

Ce 23 juin était en France la journée nationale des blessés de guerre. Près de 1 000 soldats blessés sont pris en charge pour des blessures visibles ou invisibles, comme le stress post-traumatique dont a souffert Frédéric Voisin, tireur d'élite.

Frédéric Voisin revient de loin. Pour lui, faire visiter à sa compagne les Invalides n'est pas anodin. C'est un blessé de guerre, il souffre d'un mal invisible, le stress post-traumatique. Tout a commencé en 2013 au Mali. Il est alors tireur d'élite dans un régiment d'hélicoptères de combat. Il est en première ligne face aux jihadistes. Sa vie va alors basculer. Il lui faudra des années avant d'en parler. "On entend des explosions, on a vu une main sortir du sable. C'est l'image que je retiens avec la sortie du corps en état de putréfaction. C'est choquant à voir", se souvient l'ancien tireur d'élite.

La médaille du blessé lui est remise

Cinq ans après, il a retrouvé le sourire auprès de Sandra. Autant d'années pour soigner son syndrome post-traumatique. "Là tout est fini plus de cauchemars, plus rien", témoigne-t-il. Une historie qui finit bien. Et comme souvent avec les militaires, la page va se tourner avec la remise d'une médaille, celle du blessé. C'est son ancien chef de corps qui la lui remet. Un moment intense entre parachutistes. Pour lui, c'est la fin d'une souffrance. Il dit adieu au monde militaire. Il est désormais éclusier après 22 ans d'armée.

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Des soldats de la force Barkhane, à Gao au Mali (- / AFP)