Sahel : "On ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix" déclare Florence Parly

La ministre des Armées constate "que les conditions de [l'intervention française au Mali] qu'elle soit militaire, économique, politique, sont rendues de plus en plus difficiles".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Florence Parly à l'Assemblée Nationale lors de la séance de questions au gouvernement du 25 janvier 2022. (S?BASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)

"On ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix", a expliqué sur France Inter Florence Parly, la ministre des Armées, alors que les tensions s'accroissent avec la junte au pouvoir. "Ce que nous voulons c'est pouvoir poursuivre le combat contre le terrorisme parce que ce combat n'est pas terminé", a détaillé Florence Parly soulignant que "le terrorisme est même en train de gagner des Etats frontaliers" du Mali.

>>>  Militaire français tué au Mali : "Partir, c'est offrir une magnifique victoire à la propagande jihadiste, rester a un coût"

Pour Florence Parly, il faut toutefois "constater que les conditions de notre intervention qu'elle soit militaire, économique, politique sont rendues de plus en plus difficiles". "Aujourd'hui le Mali est dirigé par une junte, qui est le résultat d'un double coup d'état dont la légitimité est donc discutable, a-t-elle précisé. C'est une junte qui cherche manifestement à conserver le pouvoir le plus longtemps possible."

"Nous n'intervenons que parce qu'un Etat souverain nous le demande", a souligné Florence Parly, "nous ne sommes pas comme la force Wagner", groupe de paramilitaires russes présents sur le sol malien. "Nous ne sommes pas des mercenaires, nous ne sommes pas payés."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Armée et sécurité

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.