Bataclan : des familles réclament des comptes

Des familles des victimes du Bataclan ont déposé une plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril". En cause, des soldats de l'opération Sentinelles présents sur place ne sont pas intervenus lors de la prise d'otages.

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France 2

Il y a deux ans et demi, Sébastien Gomet perdait son frère sous les balles de terroristes lors de l'attaque du Bataclan. Depuis, une question l'obsède : pourquoi les militaires de l'opération Sentinelle ne sont-ils pas intervenus alors qu'ils étaient à proximité des lieux ? Avec 17 autres familles de victimes, il a décidé de porter plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril". Il est persuadé que le bilan aurait pu être moins lourd si les militaires avaient agi.

Une coordination renforcée depuis

Le soir du 13 novembre 2015, il est 21h40 quand les trois terroristes pénètrent à l'intérieur du Bataclan. Des policiers de la Bac interviennent onze minutes plus tard. Ils essuient des tirs de kalachnikovs. C'est alors que huit soldats de l'opération Sentinelle arrivent et demandent l'autorisation d'intervenir à leur hiérarchie. Réponse de la préfecture de police : "Négatif, vous n'engagez pas les militaires, on n'est pas en zone de guerre". Désormais, les policiers et les militaires affirment que leur coordination a été renforcée depuis l'attentat.

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Les forces de police et les secours devant la salle de concert du Bataclan à Paris le 13 novembre 2015, où 90 personnes ont été tuées.
Les forces de police et les secours devant la salle de concert du Bataclan à Paris le 13 novembre 2015, où 90 personnes ont été tuées. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)