Bataclan : les familles déposent une nouvelle plainte

Plus de deux ans après l'attentat du Bataclan, les victimes et leurs familles cherchent à comprendre pourquoi les soldats de l'opération Sentinelle, présents sur les lieux, n'ont pas été autorisés à intervenir. 

France 3

Le soir du 13 novembre 2015, alors que l'attaque terroriste a commencé au Bataclan, huit militaires se trouvent sur place avec les policiers de la brigade anticriminalité du Val-de-Marne. Ces soldats présents dans le cadre de l'opération Sentinelle n'interviennent pas malgré les demandes des policiers. Dix-sept victimes et ayants droit, regroupés en collectif, ont donc décidé de porter plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril". "Ils ont eu l'instruction de ne pas intervenir physiquement. Mais pire encore, ils ont eu l'instruction ne pas prêter main-forte et notamment des outils qui auraient pu arrêter des hémorragies", détaille l'avocate Me Samia Maktouf.

Une plainte recevable ?

Ce n'est pas la première fois que les familles demandent à la justice de faire la lumière sur ce point. En 2016, une commission d'enquête parlementaire avait tenté de savoir qui avait donné l'ordre à ces militaires de ne pas intervenir, sans obtenir de réponse. Un an plus tard, le 10 août 2017, le président de cette commission, Georges Fenech, s'étonne toujours de la situation. Mais la plainte des victimes risque de ne pas être recevable. En droit français, on ne peut pas attaquer l'État devant la justice pénale.

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La salle du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2016, avant la cérémonie d\'hommage aux victimes des attentats.
La salle du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2016, avant la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats. (JOEL SAGET / AFP)