14-Juillet : "On a aussi besoin, quand on se bat, quand on s'engage, quand c'est dur, d'une reconnaissance", estime le sénateur Jean-Marie Bockel

Jean-Marie Bockel, dont le fils militaire est mort au combat en 2019, salue la décision de maintenir les cérémonies du 14-juillet et de faire un hommage aux soignants.

Jean-Marie Bockel, sénateur centriste, à l\'Elysée le 28 juin 2016.
Jean-Marie Bockel, sénateur centriste, à l'Elysée le 28 juin 2016. (BERTRAND GUAY / AFP)

Il était "très important" de maintenir les cérémonies du 14-Juillet, "un moment rassembleur" "auquel les Français sont très attachés", a estimé Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et plusieurs fois secrétaire d'Etat ou ministre, interrogé sur franceinfo mardi 14 juillet. Le fils de Jean-Marie Bockel est mort en novembre 2019 dans la collision de deux hélicoptères de combat.

"Par les temps qui courent, avec cette sortie compliquée du Covid, avec toutes nos divisions", il était, selon lui, important de "se rassembler en plus sur cette double dimension", puisque le défilé militaire se déroule cette année sous forme d'hommage aux soignants et à tous ceux qui étaient en première ligne pendant l'épidémie de coronavirus. "Je ne le vois pas comme une opération de communication", a souligné Jean-Marie Bockel, qui fut secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants (2008-2009).

"Rassembler avant de réformer"

Le sénateur du Haut-Rhin, département très touché par l'épidémie de coronavirus, a estimé qu'à "côté des vraies attentes" des soignants, "on a aussi besoin, quand on se bat, quand on s'engage, quand c'est dur, d'une reconnaissance". "En dehors de toutes considérations de politique intérieure, c'est un moment important. Après les questions sont sur la table", a ajouté Jean-Marie Bockel.

Le sénateur y voit, "sur les enjeux de la santé", "peut-être le point de départ de réformes tellement et depuis si longtemps attendues en France". Pour lui, il faut "se rassembler avant de réformer" un système de santé qu'il juge "trop centralisé".