Suicides d'agriculteurs : le gouvernement lance une "mobilisation collective" pour lutter contre le fléau

Le plan que doit présenter le gouvernement fait suite à plusieurs rapports présentés par des députés, qui appelaient à améliorer "l'accompagnement des exploitants en détresse".

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France Télévisions
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Une agricultrice dans son exploitation à Saint-Amand-les-Eaux (Hauts-de-France), le 25 novembre 2019.  (PIERRE ROUANET / MAXPPP)

Une première réponse au mal-être des agriculteurs. Augmentation du financement du remplacement des professionnels épuisés, formation de "sentinelles" chargées de détecter le mal-être... Le gouvernement lance mardi 23 novembre une "mobilisation collective" pour enrayer les suicides d'agriculteurs.

Le constat est statistiquement établi : les agriculteurs se suicident plus que le reste de la population. Le gouvernement avait annoncé il y a près d'un an qu'il présenterait un "plan d'action opérationnel", à la suite de la remise d'un rapport du député de la majorité Olivier Damaisin appelant à améliorer l'accompagnement des exploitants en détresse.

"Lever le tabou sur la question du mal-être"

Un rapport a aussi été publié en mars 2021 par les sénateurs Henri Cabanel (groupe RDSE) et Françoise Férat (Union centriste), qui estimaient que les politiques publiques n'étaient pas à la hauteur pour prévenir les suicides dans le monde agricole. Une "feuille de route" gouvernementale sera détaillée mardi, au ministère de l'Agriculture, par les ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l'Agriculture, Julien Denormandie, ainsi que par le secrétaire d'État chargé des Retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski.

Parmi les "parties prenantes" présentes figureront "des bénévoles engagés au quotidien auprès des agriculteurs" et le réalisateur Édouard Bergeon. Son film Au nom de la terre, sur la dépression d'un éleveur pris dans la spirale du surendettement, avait rencontré un vif succès en salles fin 2019 et mis ce sujet sur le devant de la scène. 

"Il importe de lever les tabous sur la question du mal-être et d'en parler au sein de la société", affirme le ministre Julien Denormandie dans une interview au journal La Croix publiée lundi soir. "On a construit une réponse sur la base des retours de terrain. [...] C'est le fruit d'une très large concertation", a précisé son cabinet à la presse.


Si vous avez besoin d'aide, si vous êtes inquiet ou si vous êtes confronté au suicide d'un membre de votre entourage, il existe des services d'écoute anonymes. La ligne Suicide écoute est joignable 24h/24 et 7j/7 au 01 45 39 40 00. D'autres informations sont également disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

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