Notre-Dame-des-Landes : quel avenir pour les terres de la ZAD ?

Les Zadistes de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) s'engagent à libérer la route des chicanes dès ce lundi 22 janvier. Ils ont jusqu'au printemps pour partir. Sur place, beaucoup refusent d'abandonner leur activité agricole.

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FRANCE 3

On ne s'improvise pas agriculteur. En 2013, Alexis a choisi de se reconvertir dans l'agriculture et d'acheter une exploitation. Pour cela, il obtient un BTS agricole. "C'est un parcours qui a duré entre 12 et 18 mois entre le moment où l'on dit : 'Je m'installe' et le moment où on est réellement installé. Il y a tout un parcours administratif à respecter, avec des autorisations, des plans d'entreprise à établir sur la rentabilité de l'outil. Mais on est bien accompagné par la Chambre d'agriculture", commente l'intéressé.

Les négociations pour la rétribution des terres ont commencé

Une formation n'est pas obligatoire pour devenir agriculteur. Juridiquement, il suffit d'une autorisation d'exploiter délivrée par la préfecture et d'une affiliation à la Mutuelle sociale agricole. Sur la ZAD, ceux qui souhaitent continuer à cultiver le bocage devront donc rentrer dans les clous. En coulisse, les négociations pour la rétribution des terres de Notre-Dame-des-Landes ont déjà commencé. Une cellule constituée de représentants de l'État, de la Chambre d'agriculture et des organisations syndicales sera activée dans les jours prochains.

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Un agriculteur à La Vache rit, une ferme située sur la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018.
Un agriculteur à La Vache rit, une ferme située sur la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018. (LOIC VENANCE / AFP)