Notre-Dame-des-Landes : les agriculteurs "historiques" s'inquiètent

Après huit jours d'affrontements et de démantèlement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), certains occupants des lieux déclarent être prêts à rencontrer la préfète. Sur place, les agriculteurs historiques s'inquiètent face à la montée de la violence.

FRANCE 2

Depuis huit jours, le barrage des gendarmes est à 100 mètres de chez lui. Sylvain Fresneau doit systématiquement montrer patte blanche. Il fait partie des agriculteurs expropriés qui continuent de vivre et de travailler sur la zone de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Sa ferme est sur la D81, mais depuis mercredi dernier, les zadistes ont construit des barricades de l'autre côté, et les affrontements sont réguliers. Il dénonce des casseurs, nouveaux venus dans la lutte, pour qui la violence est le principal mobile.

Une rencontre entre la préfète et certains zadistes ?

Julien Durand, lui, s'est battu toute sa vie contre le projet d'aéroport. Il déplore aujourd'hui les violences et lance un appel aux zadistes qui ont un projet agricole. "Il faut déposer le plus rapidement possible auprès de la préfecture ce qu'elle leur demande", estime-t-il. En signe d'apaisement, certains occupants de la ZAD se sont dits prêts à rencontrer rapidement la préfète.

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Des zadistes affrontent des gendarmes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 15 avril 2018.
Des zadistes affrontent des gendarmes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 15 avril 2018. (DAMIEN MEYER / AFP)