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Malgré la forte demande des Français, il n'y a que 3% de produits bios dans les cantines scolaires ou au travail

L'Agence bio publie vendredi 16 novembre une étude sur l'état du bio dans les cantines. S'il est plébiscité, il est pour l'heure loin d'être systématique dans toutes les établissement et reste confiné à certains aliments.

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Radio France
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Illustration. Cantine scolaire à Thionville en octobre 2018. (PIERRE HECKLER / MAXPPP)

Tout le monde veut du bio dans les cantines scolaires, les restaurants d'entreprise, les hopitaux ou les maisons de retraite. 90% des parents interrogés en souhaitent pour leurs enfants à la cantine. 8 actifs sur 10 en réclament sur leur lieu de travail. Pourtant, selon une enquête de l'Agence bio rendue publique vendredi 16 novembre, le bio ne pèse pas plus de 3% dans la restauration collective.

Le constat n'est pas tout noir : 6 cantines sur 10 proposent des produits bio. Mais "c'est une moyenne, nuance Florent Guhl, de l'Agence bio. En restauration scolaire on est presque à 80% de restaurants, c'est vraiment l'endroit où ça se développe le plus. Dans la restauration au travail on est déjà à plus de 60% et dans le domaine de la santé, du social, on est à 34% seulement." 

Plusieurs freins au bio

Des pommes, quelques légumes, un peu de pain et des yaourts, voilà la carte bio des cantines. Très peu de viande, de charcuterie ou de produits de la mer. Et 13% seulement des restaurants collectifs servent du bio tous les jours. On est encore loin des 20% de bio fixés par la loi, qu'il faudra atteindre d'ici trois ans. 

En cause, dans 8 cas sur 10 : le prix. "Entre des yaourts non-bio et des yaourts bio à la cantine, le prix augmente de 20 à 25%, détaille Florent Guhl. Autre élement, les réseaux de distribution. "Les fournisseurs habituels tardent à se mettre au niveau sur cette question-là, déplore l'expert. On ne sait pas à qui s'adresser."

Des propositions pour améliorer la situation

L'enquête donne aussi des pistes de solutions. Elle recommande de s'appuyer sur l'expérience des bons élèves, la Drôme en tête, ou encore lutter contre le gaspillage. "On est parfois à plus de 30 ou 40% du contenu des assiettes qui sont jetés, se lamente Florent Guhl. On pourrait vraiment diviser par dix la quantité de produits gaspillés.

L'agence pointe aussi l'importance des produits bruts et frais comme les fruits et les légumes. "Les cantines pourraient devenir des endroits où l'on cuisine. Cela pourrait être une réponse à la question économique, mais c'est avant tout une réponse à l'intérêt de ces repas bio et locaux : faire des plats qu'on a envie de partager tous ensemble". 

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