Loi alimentation : Michel-Édouard Leclerc compte "diminuer l'impact des hausses" de prix

Fermement opposé à loi alimentation, dont l'une des conséquences est l'augmentation du prix de nombreux produits d'appel au 1er février, Michel-Édouard Leclerc répond à France 3.

FRANCE 3

Les prix de nombreux produits alimentaires vendus par la grande distribution vont augmenter au 1er février, en conséquence de la loi alimentation. "Ce n'est pas la loi que je critique, parce que l'essentiel de la loi a pour but d'aider et de rémunérer mieux les agriculteurs. Et nous, Leclerc - même Intermarché, Lidl, etc - n'avons pas besoin d'augmenter nos prix et de taper nos consommateurs pour acheter mieux", explique Michel-Édouard Leclerc sur le plateau du 19/20. Il ajoute : "Si c'était pour aider l'agriculture, il n'y a pas de problème". Le nombre de produits concernés par l'augmentation des prix oscille "entre 2 000 et 3 500 articles dans un hypermarché", dit-il aussi, "si on appliquait [la loi] sans rien faire, sans [la] remettre en question".

"Diminuer l'impact de ces hausses"

"On nous demande, à l'heure des 'gilets jaunes' et des demandes sur le pouvoir d'achat, de remonter les prix, au moins jusqu'à 10%. Moi je trouve que c'est du délire. On vit une période assez dingue, je trouve", déclare encore le PDG de Leclerc. Il ajoute que "avec tous les centres Leclerc, mais je vois bien la même chose chez les concurrents, on essaye de diminuer l'impact de ces hausses tout en étant légalistes. C'est-à-dire qu'on va donner des rabais en compensation, faire des remises, créditer les cartes de fidélité, baisser [les prix de] 4 600 articles de nos marques de distributeurs".

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Michel-Edouard Leclerc, PDG des magasins E.Leclerc.
Michel-Edouard Leclerc, PDG des magasins E.Leclerc. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)