Grêle sur le vignoble bordelais : "Il n'y aura aucune récolte" sur les parcelles touchées

Le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux s'inquète des dégâts considérables provoqués par le gel, ce week-end, sur le vignoble bordelais. Entre 500 et 1 000 viticulteurs sont concernés.

En novembre 2017, le gel avait déjà touché 80 000 des 114 000 hectares de vignes de la région bordelaise.
En novembre 2017, le gel avait déjà touché 80 000 des 114 000 hectares de vignes de la région bordelaise. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Christophe Chateau, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) a assuré lundi 28 mai sur franceinfo qu'il "n'y aura aucune récolte" sur les parcelles touchées par la grêle ce week-end dans le vignoble Bordelais.

"Les bois sont à nu. Il n'y a plus du tout de feuilles, plus du tout de fleurs. On était à 8 jours de la fleur, la période où le fruit commence à se former. Il n'y aura aucune récolte sur ces parcelles", a-t-il assuré. Les dégâts sont considérables sur les parcelles qui se trouvaient au cœur de l'orage : "C'est un constat assez grave car on n'avait pas connu des orages de grêle de cette ampleur depuis plusieurs dizaines d'années. C'est un orage de grêle qui est arrivé par le sud du département qui a commencé par toucher l'appellation Pessac-Léognan puis le sud du Médoc, et a dévasté les vignobles de Blaye et de Bourg", a expliqué Christophe Chateau.

Les aides de l'Etat, jugées insuffisantes 

"On est entre 500 et 1 000 viticulteurs touchés sur des surfaces de 1 000 hectares environ pour la partie médocaine et 4 à 5 000 hectares pour les appellations de Blaye et de Bourg", selon un premier bilan du CIVB. Un gel "très très dur" avait déjà touché ces mêmes vignobles en 2017 : "Les propriétés qui vont perdre deux années de récolte coup sur coup, financièrement, ça va très compliqué", a-t-il assuré.

Les aides de l'Etat ne compensent pas les pertes financières : "Il ne faut pas attendre d'aides particulières pour répondre à cette problématique. Les seules aides peuvent venir des assurances pour les viticulteurs qui sont assurés. Ils sont de plus en plus nombreux mais pas encore assez." La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle "ne change rien", selon lui. "Cela accélère les process mais cela ne répond pas à la perte financière énorme."