Eleveurs : travailler ou manifester

Les éleveurs du grand ouest de la France rentrent dans leurs fermes le temps du week-end. Et entre manifester et travailler, c'est parfois difficile pour eux.

FRANCE 2

Les éleveurs bretons lèvent le pied le temps d'un week-end. Entre les manifestations et leurs fermes, les éleveurs ne s'arrêtent pas puisque les exploitations agricoles ne dorment jamais. Entre deux barrages routiers, Cédric Henry, éleveur à Paimpont (Ille-et-Vilaine), revient s'occuper de ses vaches. "Le temps des manifestations, je venais m'occuper de mes vaches pendant la nuit. Avant d'aller me coucher, je venais alimenter mon bétail, puis je récupérais un peu, avant de retourner sur les barricades", indique-t-il.

Reprendre le combat dès lundi

Cédric a passé deux jours et une nuit sur les routes de Bretagne. Il a organisé des barrages, mobilisé ses collègues et évité les débordements. "C'est pas de gaîté de coeur qu'on va passer la nuit au pied du feu, à ne pas dormir. C'est rare que l'on ressorte avec de l'argent en plus de ce genre de manifestations, mais si on ne fait rien, c'est pire", répète-t-il. Ce week-end, la famille Henry va rester à la ferme, reprendre des forces, avant de repartir au combat dès lundi.
 

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Des agriculteurs en colère bloquent la circulation sur l'autoroute A84, au niveau de Saint-Etienne-en-Coglès (Ille-et-Villaine), le 28 janvier 2016. (DAMIEN MEYER / AFP)