Elevage : le ministre de l'Agriculture annonce l'interdiction du broyage des poussins et de la castration à vif des porcelets fin 2021

Quelque 50 millions de poussins mâles sont broyés chaque année en France.

Des poulets d\'élevage dans une exploitation avicole, le 1er juin 2012.
Des poulets d'élevage dans une exploitation avicole, le 1er juin 2012. (MAXPPP)

C'est la fin annoncée de deux pratiques très controversées utilisées dans l'élevage. Le broyage des poussins et la castration à vif des porcelets seront interdits fin 2021, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, mardi 28 janvier, au micro de BFMTV et RMC.

"La question de la castration fait débat chez nous et c'est un problème auquel on essaie de trouver des solutions. C'est une pratique traditionnelle qui est imposée pour avoir une bonne qualité de viande, ce n'est pas le signe d'un élevage intensif. Une partie des cochons mâles serait immangeable si on ne les castrait pas", a expliqué à franceinfo Jean-François Vincent, secrétaire national à la Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France).

50 millions de poussins broyés chaque année

Quant au broyage de poussins, chaque année en France, près de 50 millions de poussins mâles sont ainsi tués. Concrètement, les poussins éclosent dans des couvoirs, les femelles sont vendues dans des élevages pour devenir de futures poules pondeuses. Quant aux mâles, ils sont tués après la naissance. La filière ne juge pas rentable de les nourrir, car ils ne pondent pas d'œufs, et leur chair est moins savoureuse que celle des poulets, a expliqué franceinfo.

Le ministre de l'Agriculture a également annoncé avoir, avec notamment l'Allemagne et l'Espagne, décidé la mise en place "à partir de l'année prochaine" d'un étiquetage "sur le bien-être animal".