De l'éleveur au consommateur : les atouts de la vente directe

Rencontre avec une éleveuse dans l'Aveyron qui a développé son réseau de vente sans intermédiaire pour rester rentable.

FRANCE 3

Olivia Bourgoin-Bosc est agricultrice sur la commune de Gages (Aveyron), au sein d'une exploitation familiale de viande bovine. Dès son arrivée en 2009, elle a mis en place une activité de vente directe pour la race Aubrac dont elle s'occupe. "Ce sont des bêtes qui résistent bien, autant par grand froid que par chaleur intense", explique la jeune femme. Son mari Michel est quant à lui éleveur depuis quatre générations.

Lorsqu'ils se sont rencontrés, Olivia l'a persuadé d'engraisser ses animaux pour les vendre directement aux consommateurs. Très vite, le succès a été au rendez-vous. Car les bêtes sont nourries d'herbes, de foin et de céréales de l'exploitation, mélangées avec des graines de lin pour améliorer la qualité de la viande.

Un métier passion

Cinq ans après le début de l'opération, le couple écoule deux animaux par mois en vente directe. À 12 euros le kilo de viande, 400 personnes d'une commune voisine en achètent régulièrement, tout comme certains traiteurs. Olivia se rend également au marché de Rodez. Elle avoue faire ce métier "par passion". En France, une exploitation sur cinq fait de la vente directe.

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Filouse, la vache mascotte du salon de l'agriculture 2015, ici photographiée le 13 février. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)