Elevage : les limites du modèle allemand

En quelques années, l'élevage allemand n'a cessé de conquérir des marchés. Les explications d'Amaury Guibert.

France 3

En matière d'élevage, nos voisins allemands sont passés d'un modèle familial à un modèle libéral.

"L'Allemagne a fait sa révolution agricole il y a plusieurs décennies, il n'y a pas beaucoup de surfaces disponibles, les sols sont peu fertiles", explique Amaury Guibert, correspondant à Berlin pour France Télévisions. C'est la raison pour laquelle l'élevage en étable ou en batterie a été privilégié très tôt.

"Tout n'est pas rose"

Aujourd'hui, il y a 8 000 fermes laitières qui comptent plus de 200 vaches. "Des fermes de 1 000 vaches, les fermes de 20 000 porcs ça n'a rien d'exceptionnel", fait remarquer le journaliste.

L'objectif est de produire plus pour rentabiliser les frais de personnels par exemple, d'être plus performants et de mieux résister à la baisse des prix. "Tout n'est pas rose non plus pour les agriculteurs allemands", tempère Amaury Guibert qui s'est rendu dans une ferme laitière de Berlin qui vend son litre de lait 27 centimes d'euros seulement : une vente à perte, donc.

Quant au consommateur, s'il trouve des produits en abondance et peu chers dans les supermarchés, la qualité n'est pas forcément au rendez-vous.

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Des vaches montbéliardes, dans la Loire, le 12 novembre 2010. (MAXPPP)