C'est l'un des principaux atouts économiques de la Guadeloupe. Des bananiers sur des centaines d'hectares, 70 000 tonnes exportées chaque année. Des chiffres encore exacts jusqu'au 18 septembre dernier, jour où l'ouragan Maria a frappé la Guadeloupe. Les bananiers de l'île n'ont pas résisté aux rafales de 260 km/heure. La totalité des plantations du département a alors été détruite. Depuis cette date, plus aucune banane n'a quitté l'île.Des traces indélébilesSix mois après, la situation s'est améliorée même si le passage de Maria a laissé des traces indélébiles. Sur certaines parcelles, les centaines de bananiers ne repousseront plus avant deux ou trois ans. Depuis quelques jours, l'abattement a cependant laissé place à l'espoir, là où les bananiers n'ont pas été arrachés, mais seulement cassés. Certains recommencent même à produire... et cela redonne le sourire aux producteurs. Ils devront tout de même patienter encore deux ans avant de retrouver un volume de production et des revenus normaux.