Agriculteurs : être remplacés pour partir sereinement en vacances

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Agriculteurs : être remplacés pour partir sereinement en vacances
FRANCE 3
Article rédigé par
J. Van Hove, F. Bohn, S. Lacombe - France 3
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À l’occasion du Salon de l’agriculture, qui referme ses portes dimanche 6 mars, nous partons dans les Pyrénées-Atlantiques, pour évoquer un sujet sensible : la surcharge de travail des agriculteurs, qui ne peuvent jamais s’arrêter. Toutefois, certains se serrent les coudes.

Au cœur du Pays basque, Bernadette Iriatte a repris depuis vingt ans la ferme de ses parents. Elle s’occupe toute l’année, et sans relâche de son troupeau de 300 brebis. "C’est sept jours sur sept, donc week-ends, jours fériés, qu’il pleuve ou qu’il vente", dit-elle. À 46 ans, cette mère de trois enfants a des journées à rallonge. Elle se lève tous les matins à 5 h 30, pour gagner à peine un Smic. Mais depuis un an, grâce au service de remplacement, elle a goûté aux vacances, elle qui n’était jamais partie depuis vingt ans.

Seul 1 agriculteur sur 5 adhère au service de remplacement

"Être remplacée, c’est pouvoir partir sereinement", apprécie l’agricultrice. C’est grâce à Maider Jorajuria qu’elle s’est autorisée à quitter son exploitation quelques jours. Cette jeune ouvrière agricole passe de ferme en ferme. En CDI à temps plein, pour un groupement d’agriculteurs, elle gagne 1 400 euros par mois, et tourne dans 21 fermes. En deux ans s’est installé une relation de confiance entre elle et les agriculteurs. Elle doit être polyvalente et s’adapter en permanence. Aujourd’hui en France, sur 389 000 agriculteurs, seul 1 sur 5 adhère au service de remplacement.

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