Les glaces "Pilpa" devenues "La Belle Aude", ou quand les salariés sauvent leur entreprise

Il y a parfois des conflits sociaux qui débouchent sur une renaissance. C'est le cas pour les salariés de la Belle Aude. L'entreprise de crèmes glacées était menacée de fermeture. Face à cela, les salariés ont décidé de reprendre la société. Aujourd'hui les ventes repartent. 

FRANCE 2
La direction avait décidé de fermer leur usine, mais ces salariés ont résisté. Ils ont sauvé leurs emplois en devenant leur propre patron. Ouvriers, chefs de ligne, contrôleurs qualité, tous ont fait des sacrifices pour que leur usine continue de produire des glaces. Ici, Pilpa fabriquait des glaces industrielles. En 2012, la direction décide de délocaliser la production. Après un an de conflit social, 19 salariés obtiennent l'autorisation de poursuivre l'activité. 

Un ticket d'entrée à 5 000 euros, plus la totalité des droits au chômage

 À l'abri des mauvais souvenirs derrière ce rideau, l'usine ne tourne plus qu'avec une seule machine cédée par l'ancien propriétaire. Pour relancer l'activité, les salariés ont fait des sacrifices. Chacun a versé 5 000 euros et la totalité de ses droits au chômage. Un gros investissement et un pari fou pour ces salariés devenus tout à coup entrepreneurs. "C'était peut-être un risque, mais c'était du travail", estime Sébastiana Lopez, opératrice et propriétaire de la "Belle Aude". "Dans L'Aude, pour trouver du travail, c'est la croix et la bannière." Les salaires ont aussi été baissés. Sébastiana a perdu près de 300 euros par mois.  
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Les glaces La Belle Aude, de la Scop La Fabrique du Sud, à Carcassonne (Aude), le 16 avril 2014.
Les glaces La Belle Aude, de la Scop La Fabrique du Sud, à Carcassonne (Aude), le 16 avril 2014. (MAXPPP)