Cet article date de plus d'un an.

Contrat d'engagement jeune : un rapport de l'Igas dresse un bilan "loin d'être négatif" mais "contrasté"

Depuis son lancement en mars 2022, plus de 300 000 personnes ont intégré le Contrat d'engagement jeune.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Une affiche promotionnelle pour le Contrat d'engagement jeune, le 2 mars 2022 à Valence (Drôme). (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Premier bilan en demi-teinte, un an après son lancement en mars 2022. Le Contrat engagement jeune (CEJ) pour les publics éloignés de l'emploi, présente un bilan "loin d'être négatif" mais "contrasté", a pointé, mercredi 26 avril, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). L'institution note ainsi un dynamisme "incontestable" avec "301 725 jeunes ayant intégré le CEJ fin janvier 2023".

D'une durée de six mois à un an, le CEJ a pris le relais de la Garantie jeunes à l'égard des 16-25 ans (29 ans pour les handicapés) qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET). Il s'accompagne en principe de 15 à 20 heures d'activité par semaine au sein des missions locales ou à Pôle emploi : formations, immersions en entreprise, ateliers de recherche d'emploi. Concernant ce dispositif, le rapport fait état d'une "moyenne d'activité supérieure à 15 heures", mais note que "40% des bénéficiaires n'atteignent pas ce seuil". Les entretiens hebdomadaires, eux, sont réalisés "dans moins d'un cas sur deux".

Les auteurs du rapport pointent néanmoins "la très faible signification de ces agrégats nationaux" du fait de la grande diversité des pratiques. Ils préconisent de limiter ce suivi au niveau local. 

Des améliorations possibles

En outre, le déploiement du CEJ par "deux réseaux distincts" (Pôle emploi et les missions locales) a conduit à une "mise en concurrence des opérateurs qui a mis à mal le travail de coopération", relève le rapport, qui signale également des "frictions" au démarrage liées au déploiement simultané sur tout le territoire.

Les auteurs notent que la mise en place à venir de France Travail (qui doit remplacer Pôle emploi en 2024) doit permettre de "clarifier les rôles de chacun". Toutefois, ils préconisent d'ores et déjà de travailler à une "intégration plus poussée". Ils jugent aussi "inadapté et inefficace" le mécanisme de sanction à l'encontre des participants qui contreviennent aux règles, car "complexe, trop lent et d'une portée pédagogique faible".

Finalement, "le bilan du CEJ un an après son lancement est loin d'être négatif mais il est contrasté", concluent les auteurs, citant notamment "une charge administrative perçue comme trop importante". C'est dans "la coopération entre les deux réseaux chargés du déploiement que les efforts les plus importants restent à accomplir", relèvent-ils.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.