Raffinerie Total de Grandpuits : 800 postes de sous-traitants menacés

Le groupe français Total s'apprête à annoncer la fin de l'activité de raffinerie du site de Grandpuits (Île-de-France). L'inquiétude est vive parmi les 800 salariés des sous-traitants du site.

Jeudi 24 septembre, le groupe Total pourrait annoncer la fermeture des activités de raffinage traditionnel de Grandpuits, en Seine-et-Marne. 200 postes seraient menacés au sein du complexe selon la CGT. L'inquiétude est aussi vive chez les 800 sous-traitants du site. "Des licenciements, il n'y en aura pas chez Total, mais il y en aura chez nos collègues sous-traitants. [...] Les paroles que dit Total montrent le peu de considération qu'elle a pour les entreprises sous-traitantes qu'elle emploie", fustige Thierry Defresne, délégué syndical CGT Total. 

Total veut davantage miser sur les énergies "vertes"

À Grandpuits, ce serait la fin de l'activité historique de transformation du pétrole lourd en essence. Le site pourrait être reconverti et servir à de nouvelles activités comme le biocarburant ou le bioplastique. Mais dans un communiqué, Total se veut rassurant : aucun licenciement sec ne serait prévu. Aujourd'hui, le groupe ne possède plus que cinq raffineries en France. L'arrêt des activités de raffinage surviendrait dans un contexte où de plus en plus de compagnies pétrolières misent sur les énergies renouvelables. À l'horizon 2050, Total vise la neutralité carbone. 

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Station-service Total à Kampala, en Ouganda, le 28 janvier 2020.
Station-service Total à Kampala, en Ouganda, le 28 janvier 2020. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)