Le nombre de chômeurs reste stable en mars, à 3 349 300 demandeurs d'emploi sans activité

En mars, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A est resté stable (+0%) par rapport à février, même si Pôle emploi dénombre 1 600 chômeurs supplémentaires.

Des demandeurs d\'emploi consultent les annonces affichées au mur d\'une agence Pôle emploi, à Lens (Pas-de-Calais), le 17 avril 2014.
Des demandeurs d'emploi consultent les annonces affichées au mur d'une agence Pôle emploi, à Lens (Pas-de-Calais), le 17 avril 2014. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Ce sont les premiers chiffres du chômage du gouvernement Valls. En mars, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, sans activité, est resté stable (+0%) par rapport à février. Pôle emploi dénombre 1 600 chômeurs supplémentaires, une variation trop faible pour se répercuter sur le taux de chômage.

On compte désormais 3 349 300 demandeurs d'emploi de catégorie A, en France métropolitaine, selon les données publiées vendredi 25 avril par Pôle emploi. Sur un an, le chômage augmente tout de même de 4,1%. En incluant les chômeurs ayant eu une activité réduite, 4 949 500 demandeurs d'emploi ont été recensés à la fin du mois de mars, en hausse de 0,2% par rapport au mois précédent.

"Poursuivre la mobilisation"

Le ministre du Travail, François Rebsamen, s'est félicité de cette "stabilisation", et a appelé à "poursuivre la mobilisation". Le ministère du Travail salue particulièrement le nombre de jeunes demandeurs d'emploi qui atteint "son plus bas niveau depuis octobre 2012".

Pour le successeur de Michel Sapin, la politique du gouvernement Valls "va payer". Il compte surtout sur le pacte de responsabilité, estimant que les 10 milliards d'exonérations de cotisations prévus pour les entreprises devraient "générer 200 000 emplois supplémentaires" d'ici à 2017. Il attend aussi 300 000 emplois grâce au crédit d'impôt compétitivité emploi, évalué à 20 milliards d'euros. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, estime que la transition énergétique peut créer 100 000 emplois supplémentaires.

1,5% de croissance pour une réelle reprise

Des calculs jugés "un peu optimistes" par certains économistes. D'autant plus que les effets du pacte de responsabilité ne peuvent pas être immédiats. Paris table sur 1% de croissance en 2014, mais les économistes estiment en général qu'une croissance annuelle de 1,5% environ reste le préalable à une réelle reprise. L'enjeu est de taille : l'emploi reste la priorité des Français, et le président de la République assure que si le chômage ne recule pas d'ici à 2017, il n'a "aucune raison d'être candidat" à un deuxième mandat.