Industrie : sale temps pour les usines françaises ?

Whirlpool, General Electric ou encore Ascoval. Autant de noms d'entreprises qui font écho à l'insécurité de l'emploi pour des centaines de salariés à travers la France. Une début de crise nuancé par l'analyse de David Boéri.

FRANCE 3

Alors que le début d'année 2019 offre une triste cascade de plans sociaux (Whirlpool, General Electric ou encore Ascoval pour ne citer qu'eux), la question d'une crise globale du secteur industriel se pose. "L'industrie affronte une conjoncture moins favorable. Le cabinet Trendeo qui recense les ouvertures et fermetures d'usines montre que la France a perdu 7 usines sur les trois premiers mois de 2019. C'est un changement de tendance car l'industrie française avait crée 18 usines supplémentaires sur l'ensemble de l'année 2018", détaille David Boéri en plateau.

Loin de la crise de 2009

La situation est donc conjecturellement complexe, mais loin de la grande crise de la fin des années 2000. 2019 avait même débuté sur un bilan laissant place à l'optimisme. "Avant ces annonces de plans sociaux, plus de 4 600 emplois avaient été crées depuis le début de l'année (période janvier-mars 2019). Cela aurait pu être encore mieux puisque 46% des entreprises industrielles déclarent rencontrer des difficultés pour recruter (...) On est donc très loin de la crise de 2009. A l’époque, les fermetures d'usines se comptaient par centaines et les suppressions d'emplois par dizaines de milliers", conclut le journaliste.

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Un salarié de General Electric sur le site de Belfort, en octobre 2015. 
Un salarié de General Electric sur le site de Belfort, en octobre 2015.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)