Bridgestone : le témoignage d'un salarié après l'annonce de la fermeture de l'usine

Après l'annonce de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais) par le fabricant de pneus japonais mercredi 16 septembre, les 863 salariés sont encore sous le choc. C'est le cas d'un infirmier, salarié depuis cinq ans dans l'usine.

Le fabricant de pneus japonais Bridgestone a annoncé mercredi 16 septembre la fermeture de son usine à Béthune (Pas-de-Calais). Moins d'une semaine après, les 863 salariés sont encore sous le choc. Jérôme Bujakiewicz, infirmier de l'usine depuis cinq ans, en fait partie. Désormais, venir travailler est une épreuve. "Ça me fait mal au coeur, ce sont peut-être les dernières fois que je viens travailler ici, confie-t-il. C'est compliqué de ne plus vivre ce que j'ai connu dans cette usine." Le salarié avait prévu de finir sa carrière à Bridgestone, jusqu'à l'annonce de la fermeture via une vidéo diffusée aux salariés. "Ça a été assez brutal", se rappelle-t-il en se remémorant le silence pesant dans l'usine à ce moment-là.

L'usine fait vivre près de 5 000 familles

Au-delà de son emploi, l'infirmier craint de perdre ses liens avec ses collègues. Il dit avoir peu d'espoir que l'usine soit sauvée. Son épouse, photographe, travaillait elle aussi pour Bridgestone, de manière ponctuelle. La famille vit dans l'incertitude. Selon les syndicats, l'usine fait vivre près de 5 000 familles de la région de Béthune. 

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Devant le siège social de Bridgestone à Tokyo au Japon, le 17 février 2015 (photo d\'illustration).
Devant le siège social de Bridgestone à Tokyo au Japon, le 17 février 2015 (photo d'illustration). (KAZUHIRO NOGI / AFP)